Le 13 février 2019

Alors que les organisations patronales ont décidé de revenir à la table de la négociation sur l’assurance chômage, le Groupement des professions de services rappelle que trois fédérations de services ont apporté leur contribution pour modérer le recours aux contrats courts, favoriser l’emploi durable et le fonctionnement du marché du travail. Ces trois initiatives contribuent à nourrir utilement la réflexion des partenaires sociaux dans leur négociation actuelle et apportent des réponses concrètes aux attentes de l’exécutif, dont la position a été rappelée dimanche par Muriel Pénicaud.

Les partenaires sociaux de la branche de la propreté, dans deux accords du 19 septembre 2018, ont retenu plusieurs outils visant à allonger les durées d’emploi : hausse de l’utilisation des compléments d’heures, suppression du délai de carence entre deux CDD ou deux contrats de travail temporaire, développement du travail continu en journée, ou encore accès favorisé à un emploi durable après un contrat en alternance. La propreté emploie 500 000 personnes dont plus de 80% en CDI. La majorité des CDD conclus dans la branche concerne des remplacements de salariés absents afin d’assurer la continuité d’activité exigée par les donneurs d’ordre.

Dans la branche du travail temporaire, la négociation en faveur de l’emploi durable a abouti, le 5 février 2019, à la signature d’un accord visant à développer le recours au CDI intérimaire et allonger les durées d’emploi des salariés intérimaires, notamment par le développement de leurs compétences. 50 000 CDI Intérimaires ont été conclus depuis sa création en 2014. Les entreprises de la branche s’engagent à embaucher 40 000 CDI intérimaires supplémentaires d’ici à 2022. A l’occasion de la signature de cet accord, les partenaires sociaux de la branche ont appelé le gouvernement à ne pas appliquer de dispositif de majoration des cotisations assurance chômage.

Lors de son congrès annuel en décembre 2018, l’Umih avait annoncé l’élaboration d’un nouveau contrat de travail s’inscrivant dans un vaste plan Emploi-Formation lancé par la branche. Le « contrat de mobilité », dont les grandes lignes ont été dévoilées la semaine dernière, vise à sécuriser les parcours professionnels des salariés en contrats de courte durée et à simplifier les démarches administratives des employeurs. Pour rappel, la branche compte 740 000 salariés, dont 70% en CDI. Le recours aux contrats courts est lié aux besoins de flexibilité du secteur pour répondre aux flux de clientèle aléatoires et difficilement anticipables.

 

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